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Bangalore : buvages de coups et salsa. C’est en effet à cela que se résume notre premier week-end à Bangalore. Pas désagréable cela dit en passant, même si Yann et moi ne partageons pas vraiment ces deux activités… à moi la salsa, à lui les drinks – en gros. Ah ben chacun sa spécialité hein !

Samedi 6 octobre

Kirthi vient d’emménager dans un grand immeuble chic – parking et entrée surveillés, piscine, et une salle de bains par chambre dans l’appartement. Elle habite au 13ème étage et donc la vue est assez sympa depuis chez elle… ça inspire tout de suite à Yann une petite photo au fisheye.

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En fait, nous arrivons à Bangalore en un assez mauvais moment, car une énorme manifestation assortie d’une grève est prévue pour aujourd’hui ; les Karnatakais manifestent contre l’injonction du gouvernement central de partager leurs réserves d’eau avec les habitants du Tamil Nadu voisin qui n’ont plus rien pour irriguer leurs champs (la mousson n’ayant pas été bonne cette année). Sans vouloir juger, ça sonne un peu égoïste tout ça – mais l’eau est un problème central dans les pays chauds, agricoles, et en voie de développement (ou pas développés du tout). Ce sont d’ailleurs les prémices de cette manif qui avaient empiré le trafic habituel du vendredi soir lorsque nous sommes arrivés hier. Mais le gros du schmilblic est prévu pour aujourd’hui, et d’après Kirthi, ça va faire mal… A priori, en Inde, toutes les manifestations sont assorties de violences et de « cassages » qui cloîtrent la population chez elle. Il faut donc suivre l’actualité de minute en minute (et notamment sr facebook) pour savoir s’il est possible de sortir de chez soi… Bon, nous, tout ce qu’on verra de cette violence annoncée ce sont quelques manifestants tranquilles et peu nombreux qui passent en bas de chez Kirthi, mais il semble qu’ailleurs ça se soit passé moins tranquillement…



Du coup, le stage que Sai et Kirthi m’avaient prévu pour aujourd’hui est annulé, et c’est d’autant plus dommage que pas mal des danseurs présents hier à la soirée avaient affirmé vouloir venir. A la place, nous passons la matinée à dormir (en même temps, ça fait du bien) dans le grand lit nuptial que Kirthi, dont le (récemment épousé) mari est actuellement en vacances dans sa famille dans le New Jersey, nous a abandonné pour prendre le petit lit de la chambre d’amis. On en profite pour écrire pour le blog et surfer sur le net aussi. Quant à l’après-midi, comme Kirthi a organisé une soirée chez elle pour le jour-même, il est bien occupé par la préparation de ladite soirée, avec de nombreux va-et-vient : le père de Kirthi débarque, avec sa moustache et son gentil sourire, et Sai, son partenaire (et ancien compagnon), qui est un très bon ami à nous, arrive aussi en milieu d’après-midi. En fait nous avions reçu Sai et Kirthi à Paris à l’époque où ils formaient encore un couple – Yann les connaît donc bien et est plutôt à l’aise avec eux. Et très rapidement, il est aussi à l’aise avec le père de Kirthi et tous ses amis, qui arrivent au fur et à mesure, et qui entament la conversation avec lui en commençant toujours par un « refill » (c’est-à-dire par le resservir en bière ou un whisky). Ca boit sec à Bangalore… mais, on ne peut pas dire le contraire, ça fait tomber les barrières : je n’ai jamais connu Yann aussi anglophone ! Par contre, moi qui ne bois pas autant, je m’ennuie assez vite avec cette jeunesse rapidement torchée, et je finis par aller me coucher avant tout le monde (à 35 ans, c’est plus si rigolo le bourrage de gueule…), après avoir rigolé un peu devant le clip de Gangnam style, que personne ne connaît encore en France et qui commence à faire un tabac en Inde. Du coup je ne découvrirai certains épisodes de la soirée que le lendemain, lorsque Yann me montrera les photos qu’il a faites… étrangement, il y en a qui me font penser au film Dracula, à cette scène où Keanu Reeves se fait mordre/sucer/lécher le cou, les oreilles, les poignets, et toute autre partie de son anatomie qui tombe sous la bouche de trois vampiresses sexy qui le harcèlent (entendez-vous la pointe d’aigreur dans ma voix ?)… bref.

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Dimanche 7 octobre

Etrangement, la femme de ménage de Kirthi pénètre dans notre chambre vers 9 heures du matin, alors que nous dormons, pour venir laver la salle de bains – Kirthi m’apprendra par la suite que comme cette salle de bains a beaucoup été utilisée pendant la soirée pour les conséquences naturelles des gueules de bois et des excès de bière (pipis à côté de la cuvette et vomissures), elle préférait que le ménage y soit fait. Tu m’étonnes. Tant pis pour nos nudités que la femme de ménage a dû voir en passant du coup, j’aime autant me doucher dans du propre. Il y a deux amis de Kirthi qui ont dormi là, et nous sommes donc cinq à nous succéder dans les deux salles de bains de l’appartement. Ensuite on file au studio car j’ai un stage à donner – non sans passer par le MacDo pour le petit-dej. Le stage se déroule bien, les élèves (une trentaine) sont assez enthousiastes ; et à la sortie du cours, Sachin (photographe) et Santosh (salsero), avec lesquels nous avions sympathisé à Ludhiana et qui sont de Bangalore, sont là pour nous emmener déjeuner.

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Et c’est une nouvelle tournée de bières qui s’annonce pour Yann, qui, après déjeuner (c’est-à-dire à 17h), s’en va traîner en voiture avec les garçons pendant que je sieste dans le lit de Sachin, où sa femme, Anitha (spéciale dédicace à ma môman qui saura pourquoi), m’a gentiment installée. C’est un truc que les Bangaloris font a priori facilement ça : on prend la voiture, on s’arrête face à une boutique qui vend de l’alcool et le vendeur vient jusqu’à la voiture prendre, puis apporter, les commandes. Ensuite on fait des tours en voiture en buvant… Ça nous change du Gujarat où l’alcool est radicalement interdit (mais se vend sous le manteau) ! Mais même Yann commence à se sentir un peu nauséeux – la descente française n’est pas à la hauteur de la descente indienne faut croire… On repasse ensuite chercher nos petits sacs chez Kirthi, avec Sai et Santosh, puis ce dernier nous emmène à la gare car ce soir, nous avons un train pour Hampi – un « must-see » selon tous les Indiens que nous avons rencontrés jusque-là (Hampi hein, pas le train). En plus on voyage léger car nous revenons sur Bangalore ensuite récupérer nos bagages que Kirthi va garder dans l’intermède – et ça, c’est un gros soulagement. Et coup de bol – et aussi grosse insistance de ma part – le contrôleur nous laisse prendre deux couchettes ensemble, nous qui avions des numéros de couchettes séparés. Je suis obligée de la jouer un peu « Je ne voyage pas sans mon mari, au milieu d’hommes inconnus » – une notion qui passe très bien en Inde, où il y a même des compartiments spéciaux pour femmes seules -, et hop. Au matin, nous serons à Hospet, et de là – presque à Hampi.



Raconté par Amélie

Ce petit article tout court pour vous raconter tout de même nos quatre jours de come-back au Punjab. Vous vous rappelez, le Punjab c’est cette région du nord-ouest de l’Inde où nous avons visité Chandigarh et Amritsar ? Nos amis Varun et Barsha nous y ont rappelés afin de participer au premier festival international de salsa local (enfin, régional) : www.pisf.in

Je figure la touche internationale du casting du festival, puisque tous les autres instructeurs sont indiens, et Yann sera l’un des deux photographes officiels de l’évènement (http://www.pisf.in/artistes.html). Ca nous permet également de revenir dans le nord gratuitement, puisque nous sommes intégralement pris en charge, et de voler, après cela, vers le Cachemire, où Misha, l’une de mes élèves salseras de Chandigarh, a beaucoup insisté pour nous inviter. Bref, c’est un changement dans le programme, et ça rend le parcours un peu incohérent (nous étions déjà bien au sud et y retournerons après cette excursion, alors que le Cachemire est tout au nord de l’Inde), mais les imprévus vont le charme du voyage !
Concernant le festival en lui-même, rien de très palpitant à raconter, à part peut-être aux amateurs de salsa. Nous n’avons rien vu de la ville de Ludhiana, où se tenait le festival, puisque nous avons passé trois jours à y travailler (enfin, franchement, travailler dans ces conditions-là, je rempile quand vous voulez !!!). C’étais sympa de retrouver toute la fine fleur de mes élèves de Chandigarh, toujours aussi anthousiastes et gentils. Je regrette par contre pour ma part qu’on ne m’ait pas confié plus de cours, puisque je n’en avais que quatre à donner – dont deux aux enfants, un truc que je n’avais jamais fait… intéressant, sympa, mais flippant et surtout peu productif, certains petits-bouts étant bien trop petits et trop fatigués le samedi et dimanche matin pour enregistrer quoi que ce soit – mais l’ambiance était particulièrement agréable (comme dans toutes les premières éditions de festivals, avec l’enthousiasme qui les caractérise) et le festival très bien encadré. Et je suis ravie que Yann se soit fait débaucher pour un cours de bachata (je vosu entends déjà demander : « Cékoitèce la bachata ? »… eh ben googlisez tiens) ! D’ailleurs il m’a même invitée à danser une salsa le dimanche soir, si si !!! En plus il a bien sympathisé avec l’autre photographe, Sachin, un jeune homme atteint de sclérose en plaques, et qui s’en sort de façon assez impressionnante pour prendre de très belles photos malgré ses mains quasiment hors de fonctionnement… A noter aussi : le respect dont font preuve les élèves envers leurs professeurs de danse et leurs invités. Pas un qui nous aurait tutoyés ou aurait oubli d’accoler « sir » et « ma’am » à nos noms. R.E.S.P.E.C.T. on vous dit – c’est Aretha qui dit être contente. Donc un grand merci aux organisateurs : Varun et Barsha, Sangita et son mari, et Mika – et à tous leurs chouettes bénévoles. Pour illustrer tout ça voici quelques photos de Yann et un petit aperçu de la presse locale pour vous montrer que je deviens une vraie célébrité ! Vous pouvez retrouver les galeries complètes du festival sur le site approprié, ainsi que sur le facebook de Yann.

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DJ Gataloca shimmies

Ah oui ! Et bien entendu, comme d’hab en Inde du nord, les soirées salsa se terminent en bhangra… et comme d’habitude c’est complètement délirant. Les Punjabis sont en transe quand ils entendent cette musique – et cette fois je connaissais quelques mouvements donc j’ai même un peu dansé. Ha !

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Après le festival nous sommes revenus passer une journée à Chandigarh, où nous avons visité le Rock Garden que nous avions raté la première fois pour cause de tourista… Preet, un jeune sikh que nous avions rencontré sur une aire d’autoroute, nous y a rejoints. C’est LA visite par excellence à faire à Chandigarh ; un artiste un peu allumé a construit et décoré cet immense jardin onirique avec des détritus et déchets divers, puis en a fait cadeau à la ville. C’est assez beau, habité de petites créatures de pierre et de mosaïque… ça fait penser à du Gaudi par moments. Par contre c’est très touristique et du coup, assez peu paisible.

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Demain, en route pour le Cachemire… Misha et sa mère nous ont dit monts et merveilles, on a hâte !

Jeudi 6 septembre

Par malheur pour moi c’est un jeudi noir que celui-ci. J’ai eu la bonne idée de déroger à mon régime « no street food » et l’effet est immédiat et radical : vomissements à partir de 4 heures du matin, et diarrhée dans la foulée. Une vraie, une belle, une splendide tourista… la bien nommée maladie des touristes inconscients (mais pourquoi Yann n’a rien, lui ??? c’est vraiment trop injuste…). Bref, je m’en souviendrai de ce samosa à la station de bus d’Amritsar ! Du coup, je ne peux rien avaler d’autre qu’une demi-banane dans la journée, et je ne fais que dormir. Yann joue les garde-malades avec beaucoup de douceur, mais il doit bien s’ennuyer… C’est vraiment très désagréable de se sentir aussi faible, surtout lorsqu’on doit faire cinq heures de bus dans la journée. Et d’ailleurs, impensable de faire ces cinq heures de bus en fait !… Donc Varun et Barsha nous dégotent une solution viable : nous allons louer une voiture avec chauffeur jusqu’à Delhi. Evidemment, ça coûte plus cher et ça ne dure pas moins longtemps, mais au moins le chauffeur s’arrêtera selon mes besoins… En attendant, je prends les comprimés adéquats et, si la faiblesse ne passe pas, les symptômes s’arrêtent assez rapidement – ce qui est déjà un grand soulagement. Nous arrivons à Delhi vers 22 heures, accueillis par les parents de Meher (et le chien de la famille, Pesha, une nouveauté), car celle-ci est en déplacement professionnel. Je suis super motivée pour les 7 heures de cours que je dois donner demain, mais à Dieu vat…

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Vendredi 7, samedi 8 et dimanche 9 septembre

Le week-end voit s’enchaîner les heures de cours. Je dois monter une chorégraphie pour la troupe féminine de ma copine Titil et donner une formation professionnelle de salsa à des danseurs de hip-hop, danse orientale et jazz coachés par mon amie Meher. Honnêtement, c’est pas facile vu que je me sens aussi dynamique qu’un mollusque, et que je ne continue à ne manger que des bananes et du yaourt – et vaguement un peu de riz et du kicheri (un mélange de lentilles et de riz très dilué et réputé pour être super digeste). Mon erreur sera d’ailleurs de me croire guérie le samedi et de m’enfiler avec joie deux tiers de hamburger… et trois gorgées d’alcool le soir, à la soirée d’anniversaire de ma copine Shalu. Je le paie immédiatement : nouveaux vomissements le dimanche matin et annulation du cours de 8H. Mais bon, pour le reste, ça va, et il y en a au moins un qui est content de manger du boeuf et de boire des bières !!! Nous ne savions d’ailleurs pas que c’était possible de manger du boeuf à Delhi – pour ceux que ça intéresse, ça se passe au Hard Rock Café.


Par contre la grosse blague c’est que les moustiques, jusque là invisibles même à Rishikesh où nous dormions au-dessus de la rivière, font leur apparition – et de façon très agressive – à Delhi. Evidemment, comme d’hab, c’est moi qui me fais dévorer et Yann n’a pas une piqûre (c’est vraiment trop injuste on vous dit !!!). Le père de Meher va jusqu’à m’acheter Odomos, la crème locale réputée radicale, et j’essaie même les patches que tous les élèves de la mère de Meher utilisent – mais rien n’y fait, même en cumulant trois produits protecteurs. Et en plus avec la pollution, j’enchaîne les migraines. Bref c’est vraiment un séjour enchanteur… La poisse, on vous dit.

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Lundi 10, mardi 11, mercredi 12, jeudi 13 septembre

Pendant que j’essaie de donner des cours un peu professionnels, Yann travaille à finir les photos du mariage de son frère. Du coup, en ce qui concerne Delhi, nous sortons assez peu et les visites ne s’enchaînent pas de façon… effrénée on va dire. Nous découvrons quand même la ville sous un jour nouveau : au-delà des marchés dont nous avions l’habitude (mais dont les prix ont clairement augmenté), la grande nouveauté c’est tout de même ce centre commercial tripartite impressionnant – et évidemment beaucoup moins bon marché – où la jeunesse de Delhi vient dorénavant traîner, boire des coups et voir des films. J’y emmène Yann pour son anniversaire – le 10 septembre -, car on y trouve une boulangerie-pâtisserie française, « L’Opéra » (que les Indiens appellent « El Opéra » car ils ne savent lire le français, et qu’ils ne lient donc pas le L apostrophe avec le reste du mot). Nous y dégustons une tartelette (j’avoue que je me suis aussi enfilé un sandwich au Brie – oui, au vrai Brie ! – histoire de célébrer la fin de ma diète banane), avant de repartir vers un marché appelé GK1, où Yann se choisira comme cadeau d’anniversaire une très jolie chemise indianisante en lin… il est vraiment très beau dedans… et je suis un juge impartial évidemment !!!


Comme je vais mieux au fil des jours on reprend aussi le cours de nos balades, principalement dédiées au shopping il faut bien l’avouer… Ca veut surtout dire des heures de rickshaw, dans les bouchons, la pollution, les gaz d’échappement et les bruits permanents des klaxons, le tout sous une chaleur humide poisseuse désagréable – un vrai bonheur. Car malgré l’amélioration significative de la ville (Delhi a maintenant un métro, un aéroport international digne de ce nom et un centre commercial de grande taille), la pollution reste un véritable fléau ici. Mais les balades en rickshaw sont aussi l’occasion de voir vraiment la ville, car les rickshaw-wallahs n’hésitent pas à passer par les ruelles les plus étroites ou les terrains vagues où se plantent les tentes des habitants les plus pauvres – ce qui donne à Yann l’occasion de prendre au vol de multiples photos.

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Comme dans toutes les villes indiennes, les vaches sont extrêmement nombreuses dans les rues, et Yann se la joue cartoon : dans chaque vache, il croit reconnaître un hamburger !!!

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Mardi, nous tombons par erreur sur un temple dédié à Krishna en cherchant le Lotus Temple (un temple ba’hai à vocation universaliste, sans icône ni idole, et dédié principalement à la méditation), et enchaînons donc la visite des deux temples dans la même soirée. Le Lotus Temple s’avère assez décevant à l’intérieur car il n’y a rien à voir, il faut y venir pour méditer et prendre le temps ; et pour cela faire la queue parmi des centaines de touristes venus pour constater… qu’il n’y a rien à constater ! Mais il reste l’un des monuments emblématiques de Delhi, donc à faire, et le coucher de soleil y est bien joli.

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Le temple de Krishna s’avère une bonne surprise car il est assez animé, grâce aux chanteuses qui y psalmodient et aux dévots qui viennent y prier (de façon plus ou moins discrète puisque certains vont jusqu’à se rouler par terre). La coutume ici est d’offrir des offrandes aux divinités (fleurs ou pâtisseries), offrandes qui sont ensuite redistribuées aux fidèles par les moines.

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Nos soirées se passent chez Meher, à discuter avec ses parents et elle. Le dimanche, petite variante au programme : je me fais mordre par le chien, avec qui j’étais jusque là pourtant assez copine – ce chien est assez obstiné, et s’il a décidé d’entrer dans une pièce et vous bloque le passage, impossible de l’en empêcher sous peine de se faire agresser… du coup mon cri réveille toute la maison, mais au final il m’a juste pincé le pied très fort (bon, au sang quand même). Franchement, ce séjour à Delhi, c’est trop de la balle en ce qui me concerne… Mais le mercredi soir, Meher invite toute sa troupe de danse ainsi que Yann et moi à dîner au Big Chill, un restaurant américanisant aux milk-shakes impressionnants… du coup on se régale. Enfin jeudi c’est le jour du départ. Je donne mon dernier cours le matin et nous filons à l’aéroport pour prendre l’avion en direction d’Ahmedabad, la capitale du Gujarat.

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Grâce à Meher et à ses parents, adorables comme toujours, on a été aux petits soins pour nous toute la semaine, ce qui a compensé les difficultés de notre (enfin, surtout mon) séjour à Delhi (tourista, pollution, morsure de chien et mosquitos). Ca va être dur d’être à nouveau lâchés dans la nature, livrés à nous-mêmes et aux difficultés habituelles d’un voyage de routards… et en même temps, j’avoue que je suis contente de ne plus voir ce chien et d’échapper aux moustiques infernaux de Delhi.

Raconté par Amélie

Jeudi 30 août

Aujourd’hui nous entamons notre séjour à Chandigarh, une ville nouvelle pensée par Le Corbusier au milieu du XXème siècle, et qui concentre le plus grand taux au monde de monuments construits par le maître… Bref, une ville au feeling très européen avec ses grandes avenues et ses ronds-points organisés, et où on peut parfois oublier qu’on est en Inde. J’y connais Varun et Barsha, deux professeurs de salsa rencontrés il y a six ans lors du premier festival indien où j’avais été invitée, et qui m’ont concocté ici une série de stages de danse, histoire de renflouer ma cagnotte. Mais pour bien faire, il faut d’abord en passer par l’étape conférence de presse… Je suis un peu inquiète à cette idée car c’est un exercice que je n’ai jamais pratiqué ; et puis surtout, je ne me sens pas assez star pour mériter une conférence de presse, surtout quand je m’aperçois que les photographes, et même la télévision, sont là !!! Au final, tout se passe bien, même lorsqu’il s’agit de prendre des poses ridicules, un peu bollywoodiennes, sur un ballon de gym (la conférence se déroule dans un club de fitness).

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Mais le plus drôle, c’est surtout que Yann ait dû mettre la main à la pâte !!! En effet, tous les journalistes l’ont pris pour mon partenaire et nous ont demandé de poser ensemble. Et pire, de danser ensemble !!! Le résultat est bluffant : Yann ressemble à un vrai danseur de salsa. Nous n’avons pas encore récupéré toute la presse mais en voici déjà un petit échantillon, rien que pour le plaisir.
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A part cette conférence de presse, la journée s’écoule tranquillement. Varun et Barsha nous prennent totalement en charge, nous emmenant au restaurant, faire du shopping, et aussi voir le lac de Chandigarh, un espace de détente où tout le monde vient flâner et prendre l’air…

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Le soir, nous dînons en famille, avec leur fils de dix-huit mois (Samar, un vrai numéro, et surtout un noctambule confirmé qui refuse de se coucher avant 2h du matin), juste après le repas des parents de Varun qui vivent avec leur fils et leur belle-fille (un grand classique en Inde où la famille est une notion sacrée). Ils ont à coeur de nous préparer des plats traditionnels indiens en nous en donnant les noms et en nous expliquant de quelle région ils proviennent, mais nous sommes relativement incapables de retenir toutes ces informations… En tout cas la nourriture est très bonne, mais comme d’habitude très épicée. Le soir, nous dormons dans leur chambre qu’ils nous ont gentiment abandonnée pour que nous bénéficions de l’air conditionné et de la seule salle de bains dont les toilettes soient occidentales. Par contre, nous restons avec notre linge sale sur les bras car… euh… ça porte malheur de faire des lessives le jeudi.

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Vendredi 31 août

Comme je pose beaucoup de questions sur Chandigarh et Le Corbusier, Varun décide de nous emmener à l’Alliance française pour consulter quelques bouquins. Du coup on rencontre le directeur (très fier de nous faire visiter SON Alliance française) ainsi que son adjointe au service culturel, et, de fil en aiguille, Yann est pressenti pour présenter des oeuvres dans leur grande et belle salle d’exposition l’année prochaine. Pas mal hein ? Je consulte quand même les livres en passant, et me rends compte aussi que les proverbes français affichés partout dans la bibliothèque ont un petit côté « école des années 50 » suranné – mais pas déplaisant.

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Ce soir première soirée salsa, alors en attendant on bosse un peu ; je prépare mes CDs pour « mixer » le soir-même et Yann vaque – il se prépare psychologiquement à l’idée d’une soirée full salsa je crois bien. Et même si, d’ailleurs, dans la première partie de la soirée, il s’est un peu ennuyé (et a compensé par la photographie et les bières, évidemment largement servies dans ce pub appelé « Big Ben »), il a pourtant mis les pieds sur la piste – contraint et forcé par Misha (une des élèves de Varun) au début en tout cas, mais de son propre chef à la fin, lorsque le DJ local a repris les platines pour jouer du hip-hop. Et là, oui, pour la première fois de ma vie : j’ai vu Yann danser !!! Un vrai choc…

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La soirée se termine tôt et nous dînons au Big Ben dans la foulée – ouais !!!! de la nourriture occidentale !!! de la bière !!! Joie.

Samedi 1er et dimanche 2 septembre

Peu de choses à raconter ici : c’est du boulot non stop pour moi – encore que cela soit un boulot bien agréable. Les stages s’enchaînent, les élèves apprécient, je prends mon pied à renouer avec cette partie de ma vie. Pendant ce temps, Yann, qui n’assiste qu’aux cours débutants, travaille ses photographies et skype avec sa famille.

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Pas de soirée le samedi mais une vraie folle ambiance le dimanche soir : Varun et Barsha inaugurent quatre titres qu’ils ont produits, les premiers titres salsa et bachata jamais produits en Inde (chantés en hindi). Misha est l’une des chanteuses, Varun et Barsha interprètent une bachata, et tous sont très fiers et très heureux de notre présence à cette soirée. La communauté salsa est petite à Chandigarh, mais elle sait faire la fête, la soirée est super et, à la fin, vire carrément au bollywood, avec quelques musiques du genre et, surtout, de la musique traditionnelle du Punjab, qui se danse d’une façon bien spécifique : le Banghra. Et c’est alors que Yann se lance comme un fou sur la piste (comme un fou on vous dit !), provoquant ainsi chez moi un deuxième choc (en seulement deux jours !). J’ai des photos pour le prouver…

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Pendant cette soirée j’ai pris un mémorable gadin, que Yann a eu la gentillesse de ne pas immortaliser, donc pour le remercier nous ne publierons pas de video de lui en train de danser (à sa demande)…
Pendant les stages et les soirées d’autres journalistes sont venus m’interviewer et me photographier. C’est très étrange comme truc, et je compte sur Varun pour m’envoyer très vite le résultat de ces moments bizarres (l’impression d’être une star tout en sachant que je ne le suis pas…)… Demain nous reprenons la route pour une courte étape à Amritsar, à la frontière indo-pakistanaise, avant de repasser par Chandigarh.

Raconté par Amélie

Quatre Epices organise un stage de lady styling réparti sur deux jours, avec au programme :
– un travail technique des tours et de leur stylisation (simples et doubles)
– un travail stylistique de l’attitude corporelle : utilisation des bras, de la tête, et mouvements corporels fluides (vagues et ondulations)
– une étude de quelques shines exploitables aussi bien en solo qu’en couple
– l’apprentissage d’une petite chorégraphie pour mettre tout ça en pratique !

Avec treize ans d’expérience dans la salsa, dont deux en tant que professionnelle en Asie, où j’ai participé à de nombreux congrès (Manille 2005, Hong Kong 2006, Bangalore 2006 et 2007, Mumbai 2007, Beijing 2006 et 2007, Shanghai 2006 et 2007,…) et initié de très nombreux élèves aux joies de la salsa portoricaine, tant sur le 1 que sur le 2, je me réjouis d’accueillir de nouvelles élèves dans l’expérience du Lady Styling. Danser est avant tout une affaire de rythme et de style, et non de complexité technique ; et, si c’est la musique qui nous donne le rythme, c’est notre personnalité qui décide de notre style. Le stage est donc conçu comme une initiation aux techniques qui, vous permettant de vous sentir à l’aise avec votre corps, laisseront finalement parler votre propre personnalité dans la danse… Je ne forme pas de clones !!!

Stage Salsa lady styling

Inscrivez-vous !

10H en quatre séances, les mardis 27 avril, 4, 11 et 18 mai, et un cocktail offert à la soirée conviviale que l’association organise au Pix dans le XXème à Paris, le mercredi 19 mai. Le tout pour seulement 85€ par personne, ou 150€/couple !!!

Pour être prêt à danser sur les quais de Seine cet été, une seule solution : la formation intensive de l’Association Quatre Epices. Amélie, professeure expérimentée, vous attend à partir du mardi 27 avril pour quatre séances ludiques et techniques, à la Petite Rockette – Paris XIème.

Pré-inscriptions obligatoires avec versement par chèque d’un acompte de 30€ par personne (le chèque ne sera pas encaissé avant le début de la formation). L’association se réserve le droit d’annuler la formation si le nombre requis de participants n’est pas atteint.

Informations : Tel : 0611144659 – Mel : contact@quatre-epices.fr

NEWS : la formule change au Pix, nous passons désormais à une soirée mensuelle !!! plus longue, plus belle, plus sonore… bref, bien meilleure !!!

Venez combattre l’hiver qui s’éternise en faisant un saut sous les sunlights des troPIX ; bronzage assuré sous la pluie tropicale de musique déchaînée par DJ Gataloca (salsa…, chachacha, merengue, bachata, reggaeton, zouk), plaisir gustatif avec les cocktails caribéens du Pix (3€ les softs et 6€ les cocktails), et premiers pas de salsa pour les débutants présents à 20H30 avec une initiation d’une heure assurée par Amélie de l’association Quatre Epices.

Et bien sûr, comme l’été ne fait pas payer ses bienfaits, le voyage est gratuit… entrée libre et initiation salsa offerte !!! Plus aucune raison d’hésiter !!! Nous vous attendons nombreux au Pix, 46 rue Pixérécourt dans le XXème, les mercredis 17 mars, 21 avril et 19 mai.

Informations au 0611144659 ou par mail : contact[[[@]]]quatre-epices.fr.

Quatre Epices au PIX

Bonjour à tous,

Le grand cabaret de Quatre Epices à l’Ermitage est maintenant terminé… Une prochaine édition ? peut-être… 😉

En tous les cas merci à tous d’être venus, en particulier les DJs (Juan, Kallix, Sonia, et même Gaby qui était avec nous en pensée… et en platines !) et les artistes : Emilie la reine de notre cabaret, Urban Shamans les princesses tribales, Santeria les séducteurs du dance floor et Aya la magicienne orientale. Evidemment merci aussi à toi public (copyright Frank Dubosc), qui nous a mis une ambiance de feu, conviviale et à l’ancienne – comme on aime !!!

Les photos des shows seront en ligne d’ici mercredi. Nous vous rappelons également que l’association démarre ses cours de danse orientale et de salsa dans huit jours, soit les mardi 13 et mercredi 14 octobre. Gardez un oeil sur le groupe facebook ou sur www.quatre-epices.fr !

Vous pouvez également retrouver les artistes qui ont participé à cette première édition dans leurs activités régulières : Emilie co-dirige la compagnie des Loca Chica basée à Bordeaux (https://locachica-bdx.spaces.live.com). Un coup de coeur pour le tribal ATS ? Julie, directrice des Urban Shamans, dirige l’association Etoile des Sables (https://www.etoiledessables.com) et organise le festival Bellyfusions qui aura lieu en janvier à Paris (www.bellyfusions.com). Sonia est aux platines du Bubble Bar, rue Keller à Bastille, tous les mercredis soirs, avec un cours assuré par Nawelle en première partie de soirée. Aya sera sur scène en novembre avec la compagnie Es’saada (https://www.es-saada.com) et est également soliste et professeur de danse orientale (https://ayadanse.free.fr).

Encore un grand grand grand merci à tous. Vos retours sont les bienvenus !!!

A bientôt,

Amélie et Yann de Quatre Epices.

Quatre Epices fait son Cabaret le samedi 3 octobre au studio de l’Ermitage dans le XXème. Au programme : cours de danse orientale niveau débutant et mini-hafla entre filles jusqu’à 22H, puis salsa party avec quatre des meilleurs DJs de Paris, et des shows pour le plaisir des yeux !

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Au programme :

20h-22h : ladies time
Cours de DANSE ORIENTALE débutant
+ mini-hafla

22h : soirée SALSA avec DJs et shows

DJs :

* DJ Gabriel : on ne présente plus Gaby, l’expert du latin jazz et de la salsa dura, reconnu internationalement.
* DJ KLX : derrière ces majuscules mystérieuses se cache l’un des DJs et promoteurs de salsa “portoricaine” les plus connus d’Europe.
* DJ Sonia : elle enflamme la piste de danse du Bubble Bar tous les mercredis soirs à Paris avec sa sélection très vintage.
* DJ Gataloca : après deux ans de promotion de la salsa en Asie, elle est de retour à Paris avec son latin jazz et son boogaloo.

Shows :
Avec la participation des elèves de l’association Quatre Epices et de troupes et de solistes nationaux :
– Emilie (Bordeaux)
– Urban Shamans (Paris)
– The Mambo Cats (Paris)
– Santeria (Paris)
… et d’autres shows surprises !

Voir le site Quatre épices
Voir la billetterie Quatre Epices fait son cabaret

Samedi 21 mars à 14H à Paris XXe
Vous êtes : un(e) danseur(se) maîtrisant le jazz, le swing, les claquettes et/ou la salsa.
Vous voulez : monter sur scène avec un projet novateur, dynamique et passionnant.
Vous êtes disponible : au minimum 6 heures par semaine à partir de mai/juin 2009.

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Informations et inscriptions :
Quatre Epices, Arts & Cultures aux goûts d’ailleurs

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