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Jeudi 6 septembre

Par malheur pour moi c’est un jeudi noir que celui-ci. J’ai eu la bonne idée de déroger à mon régime « no street food » et l’effet est immédiat et radical : vomissements à partir de 4 heures du matin, et diarrhée dans la foulée. Une vraie, une belle, une splendide tourista… la bien nommée maladie des touristes inconscients (mais pourquoi Yann n’a rien, lui ??? c’est vraiment trop injuste…). Bref, je m’en souviendrai de ce samosa à la station de bus d’Amritsar ! Du coup, je ne peux rien avaler d’autre qu’une demi-banane dans la journée, et je ne fais que dormir. Yann joue les garde-malades avec beaucoup de douceur, mais il doit bien s’ennuyer… C’est vraiment très désagréable de se sentir aussi faible, surtout lorsqu’on doit faire cinq heures de bus dans la journée. Et d’ailleurs, impensable de faire ces cinq heures de bus en fait !… Donc Varun et Barsha nous dégotent une solution viable : nous allons louer une voiture avec chauffeur jusqu’à Delhi. Evidemment, ça coûte plus cher et ça ne dure pas moins longtemps, mais au moins le chauffeur s’arrêtera selon mes besoins… En attendant, je prends les comprimés adéquats et, si la faiblesse ne passe pas, les symptômes s’arrêtent assez rapidement – ce qui est déjà un grand soulagement. Nous arrivons à Delhi vers 22 heures, accueillis par les parents de Meher (et le chien de la famille, Pesha, une nouveauté), car celle-ci est en déplacement professionnel. Je suis super motivée pour les 7 heures de cours que je dois donner demain, mais à Dieu vat…

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Vendredi 7, samedi 8 et dimanche 9 septembre

Le week-end voit s’enchaîner les heures de cours. Je dois monter une chorégraphie pour la troupe féminine de ma copine Titil et donner une formation professionnelle de salsa à des danseurs de hip-hop, danse orientale et jazz coachés par mon amie Meher. Honnêtement, c’est pas facile vu que je me sens aussi dynamique qu’un mollusque, et que je ne continue à ne manger que des bananes et du yaourt – et vaguement un peu de riz et du kicheri (un mélange de lentilles et de riz très dilué et réputé pour être super digeste). Mon erreur sera d’ailleurs de me croire guérie le samedi et de m’enfiler avec joie deux tiers de hamburger… et trois gorgées d’alcool le soir, à la soirée d’anniversaire de ma copine Shalu. Je le paie immédiatement : nouveaux vomissements le dimanche matin et annulation du cours de 8H. Mais bon, pour le reste, ça va, et il y en a au moins un qui est content de manger du boeuf et de boire des bières !!! Nous ne savions d’ailleurs pas que c’était possible de manger du boeuf à Delhi – pour ceux que ça intéresse, ça se passe au Hard Rock Café.


Par contre la grosse blague c’est que les moustiques, jusque là invisibles même à Rishikesh où nous dormions au-dessus de la rivière, font leur apparition – et de façon très agressive – à Delhi. Evidemment, comme d’hab, c’est moi qui me fais dévorer et Yann n’a pas une piqûre (c’est vraiment trop injuste on vous dit !!!). Le père de Meher va jusqu’à m’acheter Odomos, la crème locale réputée radicale, et j’essaie même les patches que tous les élèves de la mère de Meher utilisent – mais rien n’y fait, même en cumulant trois produits protecteurs. Et en plus avec la pollution, j’enchaîne les migraines. Bref c’est vraiment un séjour enchanteur… La poisse, on vous dit.

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Lundi 10, mardi 11, mercredi 12, jeudi 13 septembre

Pendant que j’essaie de donner des cours un peu professionnels, Yann travaille à finir les photos du mariage de son frère. Du coup, en ce qui concerne Delhi, nous sortons assez peu et les visites ne s’enchaînent pas de façon… effrénée on va dire. Nous découvrons quand même la ville sous un jour nouveau : au-delà des marchés dont nous avions l’habitude (mais dont les prix ont clairement augmenté), la grande nouveauté c’est tout de même ce centre commercial tripartite impressionnant – et évidemment beaucoup moins bon marché – où la jeunesse de Delhi vient dorénavant traîner, boire des coups et voir des films. J’y emmène Yann pour son anniversaire – le 10 septembre -, car on y trouve une boulangerie-pâtisserie française, « L’Opéra » (que les Indiens appellent « El Opéra » car ils ne savent lire le français, et qu’ils ne lient donc pas le L apostrophe avec le reste du mot). Nous y dégustons une tartelette (j’avoue que je me suis aussi enfilé un sandwich au Brie – oui, au vrai Brie ! – histoire de célébrer la fin de ma diète banane), avant de repartir vers un marché appelé GK1, où Yann se choisira comme cadeau d’anniversaire une très jolie chemise indianisante en lin… il est vraiment très beau dedans… et je suis un juge impartial évidemment !!!


Comme je vais mieux au fil des jours on reprend aussi le cours de nos balades, principalement dédiées au shopping il faut bien l’avouer… Ca veut surtout dire des heures de rickshaw, dans les bouchons, la pollution, les gaz d’échappement et les bruits permanents des klaxons, le tout sous une chaleur humide poisseuse désagréable – un vrai bonheur. Car malgré l’amélioration significative de la ville (Delhi a maintenant un métro, un aéroport international digne de ce nom et un centre commercial de grande taille), la pollution reste un véritable fléau ici. Mais les balades en rickshaw sont aussi l’occasion de voir vraiment la ville, car les rickshaw-wallahs n’hésitent pas à passer par les ruelles les plus étroites ou les terrains vagues où se plantent les tentes des habitants les plus pauvres – ce qui donne à Yann l’occasion de prendre au vol de multiples photos.

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Comme dans toutes les villes indiennes, les vaches sont extrêmement nombreuses dans les rues, et Yann se la joue cartoon : dans chaque vache, il croit reconnaître un hamburger !!!

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Mardi, nous tombons par erreur sur un temple dédié à Krishna en cherchant le Lotus Temple (un temple ba’hai à vocation universaliste, sans icône ni idole, et dédié principalement à la méditation), et enchaînons donc la visite des deux temples dans la même soirée. Le Lotus Temple s’avère assez décevant à l’intérieur car il n’y a rien à voir, il faut y venir pour méditer et prendre le temps ; et pour cela faire la queue parmi des centaines de touristes venus pour constater… qu’il n’y a rien à constater ! Mais il reste l’un des monuments emblématiques de Delhi, donc à faire, et le coucher de soleil y est bien joli.

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Le temple de Krishna s’avère une bonne surprise car il est assez animé, grâce aux chanteuses qui y psalmodient et aux dévots qui viennent y prier (de façon plus ou moins discrète puisque certains vont jusqu’à se rouler par terre). La coutume ici est d’offrir des offrandes aux divinités (fleurs ou pâtisseries), offrandes qui sont ensuite redistribuées aux fidèles par les moines.

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Nos soirées se passent chez Meher, à discuter avec ses parents et elle. Le dimanche, petite variante au programme : je me fais mordre par le chien, avec qui j’étais jusque là pourtant assez copine – ce chien est assez obstiné, et s’il a décidé d’entrer dans une pièce et vous bloque le passage, impossible de l’en empêcher sous peine de se faire agresser… du coup mon cri réveille toute la maison, mais au final il m’a juste pincé le pied très fort (bon, au sang quand même). Franchement, ce séjour à Delhi, c’est trop de la balle en ce qui me concerne… Mais le mercredi soir, Meher invite toute sa troupe de danse ainsi que Yann et moi à dîner au Big Chill, un restaurant américanisant aux milk-shakes impressionnants… du coup on se régale. Enfin jeudi c’est le jour du départ. Je donne mon dernier cours le matin et nous filons à l’aéroport pour prendre l’avion en direction d’Ahmedabad, la capitale du Gujarat.

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Grâce à Meher et à ses parents, adorables comme toujours, on a été aux petits soins pour nous toute la semaine, ce qui a compensé les difficultés de notre (enfin, surtout mon) séjour à Delhi (tourista, pollution, morsure de chien et mosquitos). Ca va être dur d’être à nouveau lâchés dans la nature, livrés à nous-mêmes et aux difficultés habituelles d’un voyage de routards… et en même temps, j’avoue que je suis contente de ne plus voir ce chien et d’échapper aux moustiques infernaux de Delhi.

Raconté par Amélie

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Du lundi 3 septembre au mercredi 5 septembre.

Aujourd’hui, lundi 3 septembre, nous partons pour Amritsar (en bus, encore une fois), histoire de visiter la ville sainte des Sikhs – vous savez, les Sikhs, ces barbus en turban qui sont tout sauf des Talibans ? Ils pratiquent une religion monothéiste issue de l’Hindouisme mais qui emprunte aussi beaucoup à l’Islam soufi, majoritaire à l’époque où Guru Nanak, le fondateur du Sikhisme, a commencé à prêcher (aux XVème-XVIème siècles). Ce qu’il y a de particulier avec cette religion, c’est qu’elle est profondément liée au Punjab (où elle est née), l’Etat le plus riche du nord de l’Inde (car très agricole et producteur de nombreuses denrées qui alimentent le pays tout entier). Lors de la Partition, en 1947, le Punjab a été morcelé et certains des monuments sacrés des Sikhs se sont retrouvés en territoire pakistanais ; néanmoins, le principal d’entre eux, le Temple d’or d’Amritsar, est resté du côté indien, tout près de la frontière. Nous partons donc à la fois pour admirer le temple et me permettre de poursuivre mes recherches sur le Sikhisme, mais aussi pour faire une excursion jusqu’à la frontière indo-pakistanaise, au seul endroit de passage légal entre les deux pays : la Wagah Border. Bref, c’est encore cinq heures de bus qui nous attendent, mais cette fois-ci, on prend le Deluxe, avec air conditionné et fauteuils inclinables !!! Et on sent bien qu’on est au Punjab, avec tous les turbans alignés au-dessus des fauteuils…

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Avant cela néanmoins, nous sommes invités à aller prendre le thé chez Misha, dont la mère s’est enthousiasmée pour ma façon de danser. Et il se trouve que Misha est la fille du Chief Justice (le plus haut degré de la magistrature) de l’Etat du Cachemire, et que sa mère décide de prendre en charge notre arrivée à Amritsar afin que nous ne soyons pas trop en galère (je crois qu’elle ignore comment nous avons voyagé jusqu’à maintenant…). Un coup de fil plus tard et ça y est, c’est arrangé : un juge chandigarhien de ses amis a lui-même un ami qui est, lui aussi, juge, mais à Amritsar. Il nous appellera dans l’après-midi pour s’occuper de nous (c’est gentil, donc on ne peut pas dire non…). Et en effet, à l’arrivée à Amritsar, malgré quelques galères de téléphone (Yann a par erreur vidé notre forfait prépayé en se connectant à internet sur le portable), un véhicule avec gyrophare vient nous récupérer et nous emmène dans un « petit hôtel propre à moins de 1000 roupies la nuit » à ma demande… sauf que ledit petit hôtel s’avère être un hôtel de luxe, et notre chambre… une suite. Notre nouvel ami, le juge d’Amritsar – un monsieur adorable – nous assure qu’on nous fera une réduction, et, un peu coincés par la situation, nous n’osons pas dire non. Et il faut dire aussi qu’on prend un certain plaisir à commander le service d’étage pour dîner dans notre salon devant une télé écran plat qui propose des films américains, à prendre un bain dans une baignoire deux places, et à dormir dans un lit king size extrêmement moelleux…

De fait, nous nous doutons bien que la chambre nous est offerte (il s’avère que c’est un hôtel quasiment réservé à la magistrature et que celui qui le dirige est très copain avec notre ami juge), mais nous nous attendions tout de même à payer nos repas… sauf que non ! Le lendemain, au check-out, tout est payé, tout est offert – et en plus on nous donne des chocolats avec les compliments de la direction !!! Le chauffeur du juge est là pour nous emmener au Temple d’Or afin qu’un Sikh nous prenne en charge – on ne nous laisse pas un instant nous débrouiller tous seuls… Les Sikhs nous reçoivent un peu froidement au départ, curieux de savoir ce que nous faisons là, et puis se dérident quand ils constatent que je connais bien cette religion, et surtout la situation des Sikhs en France. Nous discutons à bâtons rompus pendant plus d’une heure, puis déposons nos affaires dans la guest house du Temple d’Or. C’est sûr qu’à 500 roupies la nuit, on est assez loin du confort de la veille – mais hier était un accident de parcours… Et après quelques minutes de repos, nous entamons notre visite du coin par le Jallianwala Bagh, un parc-mémorial où un massacre de civils s’est produit sous l’occupation anglaise.

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Bon, je dois avouer une chose : à partir de maintenant je ne peux plus prendre de photos car j’ai laissé tomber un appareil avant de prendre le bus, et l’écran est cassé… Yann ne m’en veut pas trop (enfin je crois…) car il avait lui-même fait tomber un objectif qui, heureusement, n’a rien eu, mais le résultat c’est une certaine forme de handicap. Sans appareil photo, et même avec la vidéo, je me sens un peu démunie… Bon, pas grave, à lui tout seul Yann a pris 12000 photos de la Wagah Border, où nous nous sommes rendus juste après la visite du Jallianwala Bagh. Une petite série ci-dessous et une vidéo pour que vous vous rendiez compte de l’ambiance qui règne dans cet endroit assez particulier (pour lequel nous avions des passes VIP, toujours grâce à notre ami le juge), où tous les soirs a lieu, en présence de toute la foule qui le souhaite, une cérémonie d’ouverture de la porte et de lever du drapeau, entièrement chorégraphiée à base de jetés de jambe dignes de danseuses de French cancan, et qui implique militaires pakistanais et indiens. C’est assez fiévreux car tout le monde a à coeur de crier plus fort que son voisin (« Vive l’Inde ! », « Vive le Pakistan ! »), d’agiter moult drapeaux et de prouver son patriotisme, mais c’est au final assez bon enfant (pas de messages de mort du genre euh… « qu’un sang impur abreuve nos sillons » par exemple, au hasard…). Situés où nous l’étions nous avons pu bénéficier à la fois de la musique (à donf) du côté indien, et de la musique (à donf) du côté pakistanais, donc nos oreilles en ont pris un sacré coup ! C’est aussi là qu’on peut se rendre compte que les différences entre l’Inde et le Pakistan sont peu nombreuses ; les Pakistanais parlent urdu et les Indiens hindi ; du côté pakistanais les femmes et les hommes s’assoient dans des tribunes séparées, alors que du côté indien les tribunes sont mixtes ; et les soldats indiens sont moustachus alors que les soldats pakistanais sont barbus – mais tous sont plus grands que la moyenne nationale. Voilà.

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Après cela nous avons dîné en famille avec le juge, sa femme et leurs trois enfants, en échangeant sur les différences culturelles entre notre pays et le leur – ils étaient par exemple très curieux de savoir si l’institution du mariage était quelque chose de sacré chez nous aussi… – avant de nous dépêcher de revenir au Temple d’Or pour la cérémonie du soir – que nous avons en réalité ratée, arf.

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Le Temple d’Or est un immense complexe de marbre blanc dans lequel, au milieu de bassins d’eau pure, le saint des saints, sous la forme d’un cube d’or, est relié à l’enceinte par une simple passerelle. La vue sur le temple et ses bassins, de nuit, est splendide, et c’est assez impressionnant d’admirer l’organisation des Sikhs, qui, après la cérémonie, se partagent les différentes tâches à effectuer (bien entendu bénévolement) avec maîtrise et contentement. Les sept nains sifflaient en travaillant ; eux, ils chantent, récitent des psaumes, et tout cela en briquant les lustres, en passant le balai, en lavant les torchons ou en pliant les bandanas (à moins que ce ne soit l’inverse). Pendant ce temps, certains se détendent en prenant un bain dans le bassin sacré, pendant que d’autres se préparent à passer la nuit à la belle étoile sur le sol de marbre.

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A 4 heures du matin je suis allée voir la cérémonie du début de la journée, lors de laquelle les Sikhs « réveillent » leur livre sacré, le Grant, considéré comme le dernier gourou, et donc à ce titre traité comme un être humain (levé, couché, bordé…). Yann n’a pas réussi à me suivre et je dois avouer que, sitôt la cérémonie terminée, je suis retournée prendre deux heures de sommeil en plus… Un minuscule extrait pour que vous ayez une idée (ça dure une demi-heure, on ne va pas vous infliger ça…) – là c’est le moment où le Livre est amené depuis sa chambre dans sa chaise à porteurs, sous les jets de pétales des adorateurs…

Cinq heures de bus (local, à nouveau, hélas) plus tard, nous revoici à Chandigarh pour dîner entre amis et passer une dernière nuit chez Varun et Barsha. Demain, départ pour Delhi… si tout va bien.

Raconté par Amélie.

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Jeudi 30 août

Aujourd’hui nous entamons notre séjour à Chandigarh, une ville nouvelle pensée par Le Corbusier au milieu du XXème siècle, et qui concentre le plus grand taux au monde de monuments construits par le maître… Bref, une ville au feeling très européen avec ses grandes avenues et ses ronds-points organisés, et où on peut parfois oublier qu’on est en Inde. J’y connais Varun et Barsha, deux professeurs de salsa rencontrés il y a six ans lors du premier festival indien où j’avais été invitée, et qui m’ont concocté ici une série de stages de danse, histoire de renflouer ma cagnotte. Mais pour bien faire, il faut d’abord en passer par l’étape conférence de presse… Je suis un peu inquiète à cette idée car c’est un exercice que je n’ai jamais pratiqué ; et puis surtout, je ne me sens pas assez star pour mériter une conférence de presse, surtout quand je m’aperçois que les photographes, et même la télévision, sont là !!! Au final, tout se passe bien, même lorsqu’il s’agit de prendre des poses ridicules, un peu bollywoodiennes, sur un ballon de gym (la conférence se déroule dans un club de fitness).

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Mais le plus drôle, c’est surtout que Yann ait dû mettre la main à la pâte !!! En effet, tous les journalistes l’ont pris pour mon partenaire et nous ont demandé de poser ensemble. Et pire, de danser ensemble !!! Le résultat est bluffant : Yann ressemble à un vrai danseur de salsa. Nous n’avons pas encore récupéré toute la presse mais en voici déjà un petit échantillon, rien que pour le plaisir.
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A part cette conférence de presse, la journée s’écoule tranquillement. Varun et Barsha nous prennent totalement en charge, nous emmenant au restaurant, faire du shopping, et aussi voir le lac de Chandigarh, un espace de détente où tout le monde vient flâner et prendre l’air…

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Le soir, nous dînons en famille, avec leur fils de dix-huit mois (Samar, un vrai numéro, et surtout un noctambule confirmé qui refuse de se coucher avant 2h du matin), juste après le repas des parents de Varun qui vivent avec leur fils et leur belle-fille (un grand classique en Inde où la famille est une notion sacrée). Ils ont à coeur de nous préparer des plats traditionnels indiens en nous en donnant les noms et en nous expliquant de quelle région ils proviennent, mais nous sommes relativement incapables de retenir toutes ces informations… En tout cas la nourriture est très bonne, mais comme d’habitude très épicée. Le soir, nous dormons dans leur chambre qu’ils nous ont gentiment abandonnée pour que nous bénéficions de l’air conditionné et de la seule salle de bains dont les toilettes soient occidentales. Par contre, nous restons avec notre linge sale sur les bras car… euh… ça porte malheur de faire des lessives le jeudi.

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Vendredi 31 août

Comme je pose beaucoup de questions sur Chandigarh et Le Corbusier, Varun décide de nous emmener à l’Alliance française pour consulter quelques bouquins. Du coup on rencontre le directeur (très fier de nous faire visiter SON Alliance française) ainsi que son adjointe au service culturel, et, de fil en aiguille, Yann est pressenti pour présenter des oeuvres dans leur grande et belle salle d’exposition l’année prochaine. Pas mal hein ? Je consulte quand même les livres en passant, et me rends compte aussi que les proverbes français affichés partout dans la bibliothèque ont un petit côté « école des années 50 » suranné – mais pas déplaisant.

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Ce soir première soirée salsa, alors en attendant on bosse un peu ; je prépare mes CDs pour « mixer » le soir-même et Yann vaque – il se prépare psychologiquement à l’idée d’une soirée full salsa je crois bien. Et même si, d’ailleurs, dans la première partie de la soirée, il s’est un peu ennuyé (et a compensé par la photographie et les bières, évidemment largement servies dans ce pub appelé « Big Ben »), il a pourtant mis les pieds sur la piste – contraint et forcé par Misha (une des élèves de Varun) au début en tout cas, mais de son propre chef à la fin, lorsque le DJ local a repris les platines pour jouer du hip-hop. Et là, oui, pour la première fois de ma vie : j’ai vu Yann danser !!! Un vrai choc…

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La soirée se termine tôt et nous dînons au Big Ben dans la foulée – ouais !!!! de la nourriture occidentale !!! de la bière !!! Joie.

Samedi 1er et dimanche 2 septembre

Peu de choses à raconter ici : c’est du boulot non stop pour moi – encore que cela soit un boulot bien agréable. Les stages s’enchaînent, les élèves apprécient, je prends mon pied à renouer avec cette partie de ma vie. Pendant ce temps, Yann, qui n’assiste qu’aux cours débutants, travaille ses photographies et skype avec sa famille.

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Pas de soirée le samedi mais une vraie folle ambiance le dimanche soir : Varun et Barsha inaugurent quatre titres qu’ils ont produits, les premiers titres salsa et bachata jamais produits en Inde (chantés en hindi). Misha est l’une des chanteuses, Varun et Barsha interprètent une bachata, et tous sont très fiers et très heureux de notre présence à cette soirée. La communauté salsa est petite à Chandigarh, mais elle sait faire la fête, la soirée est super et, à la fin, vire carrément au bollywood, avec quelques musiques du genre et, surtout, de la musique traditionnelle du Punjab, qui se danse d’une façon bien spécifique : le Banghra. Et c’est alors que Yann se lance comme un fou sur la piste (comme un fou on vous dit !), provoquant ainsi chez moi un deuxième choc (en seulement deux jours !). J’ai des photos pour le prouver…

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Pendant cette soirée j’ai pris un mémorable gadin, que Yann a eu la gentillesse de ne pas immortaliser, donc pour le remercier nous ne publierons pas de video de lui en train de danser (à sa demande)…
Pendant les stages et les soirées d’autres journalistes sont venus m’interviewer et me photographier. C’est très étrange comme truc, et je compte sur Varun pour m’envoyer très vite le résultat de ces moments bizarres (l’impression d’être une star tout en sachant que je ne le suis pas…)… Demain nous reprenons la route pour une courte étape à Amritsar, à la frontière indo-pakistanaise, avant de repasser par Chandigarh.

Raconté par Amélie

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28 août 2012

Après une courte mais bonne nuit de récupération, nous voilà partis pour une visite de la ville de Haridwar, à une petite demi-heure de route de Rishikesh. Ni les ventilos bruyants, ni le torrent qui s’écoulait à deux pas de la chambre n’auraient pu nous faire passer une mauvaise nuit après le trajet de la veille !!! Notre hôtel, le Om blessed cottage, est très mignon d’ailleurs, même si les chambres sont un peu spartiates…

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Bus svp ! Nous nous faisons déposer au centre de la ville, ne sachant pas trop où nous diriger dans un premier temps. Nous devons trouver un rickshaw. Le marchandage commence, finalement c’est trop cher, nous partons à pied et sommes très vite rattrapés par ce même rickshaw (conduit par le tout jeune Sanjay), où régnait d’ailleurs une ambiance du tonnerre.


Ca y est, nous y sommes! Située à l’endroit où le Gange quitte les montagnes himalayennes, Haridwar est l’une des villes les plus sacrées d’Inde, l’une des deux seules villes (avec Varanasi, anciennement Bénarès) où les Hindous peuvent venir jeter les cendres de leurs défunts. On peut donc trouver aux abords des fleuves des vendeurs d’offrandes (mini-barques emplies de fleurs) et de bidons pour recueillir l’eau sainte. De nombreuses statues de divinités sont immergées dans le fleuve, et un peu plus loin sur l’autre rive une statue géante de Shiva surveille le Gange.

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Mendiants, saddhus, pèlerins, commerçants, vaches, cochons, curieux… se partagent les quais dans un vacarme étourdissant ; les odeurs fusent de toutes parts, le tout sous un soleil de plomb. La couleur orange prédomine car elle est un signe de sainteté de l’Hindouisme.
photos saddhus, pèlerins et animaux
Cependant les rives du Gange sont aussi un lieu de vie quotidienne : l’eau du fleuve sert aussi de piscine, de baignoire ou de lavoir. Et sans doute aussi, d’ailleurs, de « pissoir »…

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Nous traversons d’abord un premier « pont des miracles » où la plupart des mendiants exhibent leurs mutilations ou maladies… Il faut l’avouer, il faut avoir le coeur bien accroché à certains moments. Amélie aura bien du mal à s’empêcher de vomir juste après avoir dépassé un énième petit gamin qui dormait par terre dans les ordures… ou peut-être était ce dû aux odeurs très (trop…) prenantes?

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Nous nous baladons durant plusieurs heures sous une chaleur vraiment très dure à supporter, en suivant les rives du fleuve jusqu’à la statue de Shiva.

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A la fin de notre balade nous apercevons un temple qui surplombe le Gange ; nous décidons d’y aller et prenons un rickshaw. Nous arrivons dans un quartier très animé, empli surtout de femmes aux vêtements très colorés qui, elles aussi, montent au temple.

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Après avoir acheté nos billets nous patientons dans une salle d’attente, tel du bétail bien ordonné. Nous montons ensuite dans les « oeufs » colorés du téléphérique et puis après… c’est space ! Un peu paumés dans cette espèce de mini-village dédié à la prière (hindoue), nous suivons les gens, nantis des offrandes que nous avons achetées en bas et dont nous ne savons que faire (au final on redescendra même avec). C’est un temple où la prière ressemble à du travail à la chaîne : 1-faire la queue 2-donner des sous 3-donner les offrandes 4-donner des sous 6-allumer l’encens 7-se faire peindre un tikka 8- prier 9-donner des sous… Nous y errons quelques minutes puis nous flânons à l’extérieur et gravissons la colline qui offre une vue splendide sur la vallée du Gange.

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Arrivent les premières demandes pour se faire prendre en photo avec nous, et comme les mendiants font aussi leur job, nous sommes vraiment très sollicités. Mais nous jouons le jeu et ces petites séances improvisées nous permettent de faire de jolies rencontres – même si la communication n’est pas toujours évidente. Les enfants en particulier se jettent sur nous pour nous demander stylos, bonbons, quelques roupies… mais surtout d’être photographiés ! Le long du chemin de fer nous passons quelques instants avec eux.

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Au final nous avons passé une journée éprouvante mais vraiment pleine d’émotions. Toutefois ce lieu de pélerinage n’est pas forcément à conseiller si vous venez découvrir l’Inde pour la première fois car le choc est on ne peut plus violent…

29 août 2012

Nous avons quelques heures devant nous avant de repartir sur la route. Nous louons un scooter et nous dirigeons vers un parc réputé pour ses deux cascades naturelles. Ce n’est pas très rassurant car seule Amélie a un casque (qu’elle a exigé), et les Indiens conduisent d’une façon… particulière.

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Ca y est ! Enfin un peu de calme ! Nous payons un droit d’entrée de quelques roupies et commençons à gravir de petits chemins de montagne pour accéder aux chutes. Au bout de trois quarts d’heure de marche, la chaleur est très présente (il faut dire qu’il est midi et qu’il ne nous reste qu’un fond d’eau). Nous sommes trempés (de sueur) de la tête aux pieds… J’avoue que, dans cette fournaise, j’ai vraiment tiré la langue – Amélie s’en sortant bizarrement mieux que moi.

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La végétation est très belle (j’adore ces arbres !) et émaillée de falaises d’ardoise.

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Dans ce contexte l’arrivée à la cascade est très rafraîchissante. Nous étions tellement heureux de l’atteindre que nous y sommes restés un bon moment, à faire les fous en jouant avec l’eau. J’en ai profité pour expérimenter un nouvel accessoire photographique dont je vous livre deux-trois petits échantillons…

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Lors de cette balade nous avons croisé quelques animaux exotiques (libellules de toutes les couleurs, lézards et singes), mais aussi quelques autochtones vivant dans des zones escarpées ; certains sont arrivés aux chutes en même temps que nous pour s’y rafraîchir, y faire toilette et y remplir leurs bidons. Leurs conditions de vie sont particulièrement démunies…

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D’en haut, la vue était vraiment très sympa…

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Ensuite nous faisons le chemin inverse et après déjeuner nous reprenons notre route en direction de Chandigarh (au total une dizaine d’heures de transport en exagérant à peine, car le bus local est vraiment… local) ; Chandigarh où nous attendait Varun, venu nous chercher à la station de bus. Mais ceci est une autre histoire…

Raconté par Yann.

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Aujourd’hui, nous quittons le Népal pour l’Inde. Mais avant de partir, un dernier petit dej avec vue sur les montagnes brouillardeuses, que les nuages mangent petit à petit, le tout sous les cris des rapaces qui restent invisibles… purée de pois, mais magnifique sentiment de solitude et de petitesse face à la nature… pas envie de partir.


Après, c’est la course, la folle journée, celle qu’on passe dans les transports de A jusqu’à Z.
Avion à Katmandou,problème dès l’aéroport avec nos bagages trop pesants – mais avec un bakshish tout s’arrange ; vol avec un voisin indien d’origine gujaratie très généreux (il nous a filé tout son déjeuner) mais très curieux (il nous posait des questions et criait les réponses à ses potes assis quelques rangs plus loin) ; atterrissage à Delhi (wow le nouvel aéroport, immense et luxueux !!!!) ; déjeuner à l’aéroport puis navette jusqu’à la gare centrale ; bataille terrible pour obtenir des places de train face à une fonctionnaire non English speaking, transpirante, énervée, et, de fait, très désagréable ; puis face à sa collègue ; puis à nouveau face à elle – échouer sur toute la ligne, et sauter dans un taxi pour foncer à la gare de bus ; 25km plus loin, trouver (enfin) le bus pour Rishikesh au milieu des cris des annonceurs grâce à UN SEUL vendeur qui se débrouille en anglais ; sauver Yann (en s’excusant platement et en affirmant que, oui, il se sent terriblement coupable) des griffes de la surveillance locale qui voulait lui coller une amende pour cause de cigarette intempestive (il est interdit de fumer dans les lieux publics à Delhi, mais vu qu’il n’y a pas de panneau d’interdiction c’est difficile de le savoir !) ; prendre le bus pour entamer six heures de tape-cul sans climatisation, dans la chaleur et la poissière et sous les regards insistants des autochtones (la curiosité, en Inde, n’est pas un vilain défaut), livrés à la folie d’un chauffeur qui se prend pour un conducteur de rallye et passe plus de temps à slalomer sur la file de droite, la main sur le klaxon, que sur la file de gauche à conduire normalement (un truc entre Speed, Le Salaire de la peur et les concours de jeunes cons américains vous voyez ce que je veux dire ?) ; sympathiser avec le voisin du siège de derrière (« Hello, my name is Mohammed Rasheed, I’m muslim »… sans dec ?), un bodybuilder fasciné par les muscles de Yann (je ne déconne pas) ; arriver à Haridwar et se rendre compte qu’il faut changer de bus ; changer de bus ; arriver une demi-heure plus tard à Rishikesh ; prendre un auto-rickshaw (tricycle clos jaune et vert, moyen de transport ultra-commun ici) pour aller à l’hôtel repéré dans le Routard ; se rendre compte que l’hôtel est fermé pour rénovations ; se faire arnaquer par le rickshaw-wallah parce que forcément, à 1h du mat devant un hôtel fermé et sachant qu’on n’a pas d’autre adresse, il peut faire ce qu’il veut, nous emmener où il veut et pour le prix qu’il veut ; arriver dans un hôtel correct ; prendre la chambre et se rendre compte qu’elle surplombe des rapides hyper-bruyants ; dormir quand même parce que juste c’est plus possible autrement… voilà, ça y est, nous sommes en Inde.
Feels like home.

Raconté par Amélie.

PS : un petit aperçu en vidéo de ce à quoi ressemble un bus local (il existe aussi des deluxe et des semi-deluxe mais pas de bol pour nous, y’en avait pas cette fois-ci)…

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Ca y est, nous quittons Katmandou… nous l’avons décidé ici, ce n’était pas prévu, car notre hôtel est en quelque sorte jumelé avec un autre hôtel situé quelque part dans les hauteurs, à une heure et demie de route et qu’ils en font ici la promotion. On y respire un air moins pollué, et la vue sur les montagnes est, paraît-il, époustouflante. Voilà qui nous convient parfaitement ! Nous avons donc réservé l’hôtel et le chauffeur, pour partir en direction de Nagarkot avec un arrêt par la ville historique de Bhaktapur. Cette cité fut autrefois la capitale du royaume, et reste aujourd’hui une ville sainte où se tient tous les ans un festival religieux lors duquel plus d’une centaine d’animaux sont sacrifiés. N’ayant aucune idée de ce que nous allions voir nous avons finalement retenu le premier guide qui s’est présenté, un jeune étudiant en histoire du nom de Krishna, à la fois adorable, patient et savant. Au final nous l’avons payé le prix qu’il demandait au départ et que nous avions pourtant négocié pour cause de budget serré (l’entrée du site coûtant déjà un prix exorbitant, puisque revenant au final plus cher que l’entrée du Louvre !) , car nous avons passé avec lui un moment formidable. Il nous a même pris en photo avec beaucoup de talent, en cherchant les meilleurs cadrages – on sent l’habitué !

La ville est magnifique, riche – évidemment – en temples de différentes architectures et en sculptures, et possède même un magnifique bassin aux cobras, qui était autrefois réservé aux rois et aux reines. J’ai pu m’imaginer assez clairement, même s’il est aujourd’hui verdi de mousse et habité par les libellules, comment se baignait Cléopâtre… L’un de ses temples possède même neuf étages. Un autre s’est écroulé lors d’un tremblement de terre et sa reconstruction a été financée grâce à Helmut Kohl – avec les deniers allemands donc.

Mais Bhaktapur est aussi la ville du tanka, la peinture traditionnelle népalaise, et possède même une école de tanka, où nous avons été reçus par un professeur francophone dont les explications étaient vraiment les bienvenues. En effet, le tanka est une peinture principalement bouddhiste (mais aussi parfois hindouiste) où figurent les divinités et bodhisattvas protecteurs, l’histoire de la vie de Bouddha, le cercle de la vie et des réincarnations (qui ressemble au jeu de l’oie), ou encore différentes représentations de mandalas, cette figure géométrique où les cercles s’inscrivent dans des carrés qui s’inscrivent dans des cercles… le truc qui rend fou. En fait, comme nous l’avons appris, il s’agit de la représentation d’un stupa vu du ciel (un stupa étant un temple bouddhiste), une représentation qui a une valeur hautement symbolique également, et dont l’une est signée par le Dalai Lama lui-même. C’est très impressionnant de voir travailler les peintres car une peinture de taille moyenne prend environ trois mois pour être terminée, tant les détails abondent et exigent de la minutie.

Ce qui nous a beaucoup plu à Bhaktapur, c’est que la ville n’est pas morte. Malgré l’abondance de temples séculaires dans son enceinte, elle est habitée et animée sans être bondée. On peut d’ailleurs y voir travailler les potiers et les « tricoteuses », et leur acheter quelques-unes de leurs productions. En sortant de l’enceinte principale on tombe sur des villageois en train de faire sécher leurs épices.

Après la visite de Bhaktapur, il était déjà une heure de l’après-midi et nous voulions arriver à Nagarkot à temps pour déjeuner. Il nous restait une heure de routes de montagne, parfois même très caillassées, mais magnifiques car la vue devenait de plus en plus époustouflante au fur et à mesure qu’on s’élevait. Les rizières, les montagnes, les paysans (et surtout les paysannes, avec leur anneau dans le nez et leurs costumes de couleurs vives), les buffles, vaches, chèvres, les écoliers… En arrivant à l’hôtel nous étions déjà convaincus d’avoir bien fait de quitter la grande ville, même pour une seule journée. Notre chambre nous a encore plus convaincus que nous avions eu raison ! Vitrée sur deux de ses murs, elle donne sur un balcon en L qui offre un panorama splendide à l’est et au sud. Ca moutonne, autant de collines que de nuages, et c’est vraiment splendide… C’est, pour le coup, une vraie « chambre avec vue ».

Du coup après déjeuner, j’ai fait une micro-sieste – il fait plus frais ici qu’en bas et c’est bien agréable – puis nous sommes partis en vadrouille pendant deux heures. Nous avons croisé Takhur, un écolier qui nous a demandé un stylo (heureusement j’en avais un), puis un fou qui d’amusait à lancer son couteau sur ses chiens (brrrr…), mais globalement c’était assez vide, et ça aussi ça fait du bien après la surpopulation de Katmandou…

Yann en a profité pour jouer les reporters animaliers et augmenté son répertoire « Faune et flore du Népal » (photos à venir prochainement). C’est pas toujours facile car tous les insectes ne sont pas forcément très coopératifs, mais ça lui fait faire du sport ! En tout cas ici les insectes sont particulièrement colorés. Petite vidéo aussi pour vous montrer une sorte de scarabée rouge vif que Yann n’a pas réussi à photographier pour cause de conditions difficiles (derrière une vitre etc).




Ensuite nous sommes rentrés dîner. Evidemment, en passant par la case « apéro » sans laquelle Yann est un peu malheureux – mais ici pas de bière locale à découvrir, il a dû la jouer classique. L’orage menaçait (c’est toujours la mousson) et s’est mis à tomber à la fin de l’apéro, du coup nous sommes rentrés attendre le repas à l’intérieur. Lequel était tellement copieux que nous n’avons pas pu finir ! J’en profite pour souligner que Yann progresse en anglais, et surtout qu’il m’est d’une grande aide pour traduire le népaglish, un sabir que j’ai parfois bien du mal à comprendre et avec lequel il n’a, semble-t-il, aucune difficulté : un chauffeur de taxi nous parle de « tapida », Takhur nous réclame « a pien », le serveur nous sert du « tsikin »… instantanément, Yann sait qu’il s’agit de « traffic jam » (bouchons), « a pen » (un stylo), « chicken » (du poulet). Comme quoi il est beaucoup plus doué pour les langues qu’il ne veut bien le dire…

Bref, nous sommes très heureux d’être ici, et n’avons pas spécialement envie de partir ; et je finirai par une petite photo du « lion kepon », une peinture qui se trouvait dans la salle à manger et qui nous a tellement plu que nous l’avons rebaptisé (enfin, Yann l’a rebaptisé et ça m’a fait beaucoup rire…)…

Nagarkot lion kepon

Raconté par Amélie.

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Franchement ça ferait pas un bon titre de roman, ça, « Les bûchers de Pashupatinath » ?
Petit à petit nous « défatiguons » et, ce matin, nous avons même réussi à nous lever à 8 heures, ce qui nous a permis de partir assez tôt en vadrouille et de mieux profiter de notre journée. Nous craignions en effet que la pluie, qui a tendance à tomber plus ou moins sérieusement à partir de 14h, ne handicape notre après-midi. Mieux valait se dépêcher et filer en direction de Pashupatinath dès que possible… Pashupatinath, c’est un grand site majoritairement hindouiste, dédié principalement aux crémations funéraires, mais c’est aussi un lieu de vie. Le fleuve, considéré comme sacré, est à la fois le lieu où l’on déverse les cendres des défunts, la piscine où s’organisent des concours de plongeons, et la baignoire géante où l’on se shampouine… On y fouille aussi, pour retrouver les bijoux avec lesquels les morts sont incinérés et qui y sont jetés en même temps que leurs cendres.

Le site est également payant et, cette fois-ci, nous avons en plus pris un guide, afin de bien comprendre les nuances de ce que nous étions en train de regarder. Le nôtre s’appelle Dilip et il parle plutôt bien français, surtout lorsqu’il s’agit de nous expliquer ce que sont le lingam (« le zizi ») et le yuni (« la foufoune » selon ses propres termes), les symboles de fécondité du dieu Shiva et de la déesse Parvati, représentés en 3D dans tous les temples hindous. Il est assez fort aussi en ce qui concerne les testicules (« les couilles » ou « les burnes »), et nous a d’ailleurs raconté une anecdote croustillante queça nous démange de rapporter ici : un jour, un collègue a lui était en train d’expliquer, devant une représentation du dieu Shiva en érection, l’importance de la trinité hindoue, « volonté-pouvoir-connaissance », représentée par le trident du dieu Shiva. Quelques minutes plus tard, il entend un Italien qui se tenait derrière lui pendant cette démonstration expliquer à sa femme ce qu’il en avait compris : « Tu vois pour les Hindous le dieu Shiva représente la trinité volonté-pouvoir-connaissance, symbolisée par son testicule droit, son testicule gauche et son phallus… ». A la décharge de ce touriste ignorant, le sexe est partout dans l’Hindouisme, mais si mes souvenirs de l’Ecole du Louvre sont bons, c’est parce que le plaisir sexuel est la représentation symbolique du plaisir de l’union de l’âme humaine avec le divin (juste histoire de vous ôter de l’idée que les Hindous sont des obsédés sexuels). Je me demande si on ne peut pas aussi interpréter la présence de scènes d’actes sexuels dans les temples (et surtout dans les temples de Pashupatinath) comme la signification que la vie et la mort sont intrinsèquement mêlées…

Ceci dit la principale vocation de Pashupatinath n’est pas l’érotomanie mais bien la crémation funéraire. Les bûchers fonctionnent à plein temps, et nous avons même pu assister à la crémation d’un policier mort dans l’exercice de ses fonctions ; une énorme escouade policière était donc présente pour lui rendre hommage, et s’est recueillie sous les cris de la veuve pendant la préparation du corps. C’est à la fois fascinant et déroutant que la mort soit ainsi spectaculaire au Népal (comme en Inde), et plus que cela même, touristique… Nous payons pour regarder et avoir le droit de filmer et prendre des photos d’un événement pour le moins intime… et même si c’est particulièrement passionnant, car cela fait partie d’une culture que nous connaissons mal, c’est dans le même temps gênant et très émouvant. Les hurlements de la veuve, qu’ils fassent partie du rituel ou qu’ils soient sincères, prenaient véritablement aux tripes. Et évidemment, face à cette scène, on ne peut que se dire qu’un jour on en sera là nous aussi. Franchement, ça serre le bide…

Sur tout le site vivent de nombeux saddhus qui se promènent et hèlent le touriste afin qu’il leur lâche un peu de sous en contrepartie d’une ou deux photographies – pour lesquelles ils ont des poses toutes prêtes. La plupart d’entre eux sont habillés et maquillés en orange, mais nous en avons croisé un dont le visage était peint en vert – parce que c’est la couleur de la nature, nous a-t-il expliqué. Deux magnifiques personnages habillés en mauve se sont arrêtés pour nous parler, l’un (le plus gras) soutenant l’autre (très ascétique, car il s’agissait d’un yogi). Les saddhus sont des personnages assez drôles, que ce soit par leur apparence vestimentaire (nous avons particulièrement aimé le saddhu couronné de stickers et d’images) ou par leur capacité à vous soulager d’une pièce ou d’un billet supplémentaire avec le sourire. Comme quoi nul n’échappe au capitalisme, pas même les saints… d’ailleurs, notre guide nous a désigné les centres de méditation et de yoga qui surplombent la rivière, en les appelant « monétation » et non plus « méditation » !

Tout en haut du site, placé sur une colline, il y a un accès vers un petit parc dans lequel on trouve des singes, des daims et d’autres cervidés. Nous y avons fait une petite promenade pour admirer la vue sur la ville qui s’étalait à nos pieds.

Au sortir de l’enceinte se trouve un grand bâtiment dans le centre duquel se dressent cinq temples hindousites, entourés de galeries dans lesquelles logent des personnes (très) âgées et démunies, dont un centre social (géré par des soeurs de Mère Thérésa si nous avons bien compris) prend soin. L’appareil photo nous démangeait sérieusement car les costumes qu’elles portaient étaient magnifiques et leurs visages marqués extrêmement émouvants, mais nous n’avons pas osé les canarder, et n’avons finalement monnayé qu’une seule photographie (bientôt dans une galerie spéciale « Portraits du Népal »).

Il faisait extrêmement chaud et il a à peine bruiné aujourd’hui. Résultat, bien que Yann ait utilisé, à la manière asiatique, son parapluie comme une ombrelle, il a cramé des bras et du visage. Le bronzage camionneur, c’est pour lui ! Cela dit le mien n’est pas mal non plus, j’ai le nez joliment couperosé…

Après cette longue matinée nous sommes allés nous remettre de nos émotions dans le coin le plus touristique de Katmandou : celui des boutiques. Mais là, aucune photo, car tout sera dans des boîtes sous le sapin de Noël en décembre… à très vite !

Raconté par Amélie.

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Aujourd’hui, c’était la journée thématique « Durbar Square ». Il y a deux endroits nommés de la même façon car l’un est situé dans le district de Katmandou et l’autre dans celui de Patan. Tous deux sont des sites inscrits au patrimoine de l’UNESCO, constitués de temples hindouistes construits sous forme de pagodes, et datant d’époques disparates (je posterai quelque chose de plus historico-culturel dans quelque temps). On a commencé par se déplacer à pied, car le premier Durbar Square est situé non loin de l’hôtel ; mais, pour y aller, il faut traverser une zone très peu agréable, dans la chaleur et la pollution, et l’odeur abominable de la pauvreté (un mélange de crasse, de détritus et de pots d’échappement). Bref, la balade était moyenne, et comme le soleil tapait dur nous sommes arrivés (déjà) lessivés.

L’entrée au site est payant (ce que nous savions) mais nous ne soupçonnions pas qu’il pouvait être aussi cher ! 750 roupies népalaises le ticket, c’est l’équivalent, à peu de chose près, d’une entrée au Louvre, ce qui est très conséquent dans un pays où on gueuletonne pour ce prix-là… Du coup on a dit non à tous les guides (parfois très insistants) qui se proposaient, et on a filé voir la Kumari dont la dernière apparition devait être à midi – horaire dont on s’approchait. La Kumari c’est cette « déesse vivante » dont vous avez sans doute entendu parler si vous avez regardé un certain documentaire diffusé par Envoyé Spécial il y a environ un an… une gamine ultra-parée qui s’ennuie derrière ses barreaux, derrière lesquels elle apparaît pour toiser ses admirateurs (touristes comme nous, ou religieux plus convaincus) pendant dix secondes toutes les vingt minutes… Comme les photos de la Kumari sont interdites, nous ne pouvons que vous proposer des images du bâtiment où elle vit quasi-recluse, et des photographies de ses admirateurs.

Le site en lui-même est très beau, et définitivement à faire, avec ses pagodes parfois décrépites mais toujours impressionnantes. On apprend sur le prospectus remis à l’entrée que le Népal est le seul royaume hindouiste dans le monde entier, même si le bouddhisme y est aussi très présent, ce que confirme le musée installé dans l’ancien palais royal, où des photos et des tableaux représentant les monarques népalais montrent, par exemple, le couronnement rituel – qui a toujours lieu de nos jours à Durbar Square d’ailleurs.

Evidemment, c’est un lieu très touristique, et les raisons d’y dépenser son argent abondent : shopping (j’ai sympathisé avec un vendeur qui m’a appris à jouer au jeu d’échecs népalais, le « jeu du Tigre et de la Chèvre », et nous a ensuite offert un bracelet bouddhiste à chacun) ; henné (la petite Angel, au bagout impressionnant, m’a proposé ses services et je n’ai pas eu le coeur de dire non) ; vrais ou faux saddhus (saints hommes) qui font de leur religion un fond de commerce (Yann en a fait l’expérience, puisque toute photo se monnaie, même si on peut parfois aussi récolter une bénédiction en échange !).

Après cette première visite nous avons déjeuné dans un café sous la bruine qui commençait à se faire sentir, puis réquisitionné un taxi pour filer à « Durbar Square 2 » (le retour), à Lalitpur dans le district de Patan. Ici le prix d’entrée était moins cher car le site est moins grand et sans doute moins ancien, mais mieux entretenu toutefois. Là nos avis divergent : Yann a trouvé le premier site plus impressionnant et s’est montré peu sensible à cette deuxième visite, que j’ai pour ma part préférée dans le sens où le site me semblait plus accessible (mieux ordonné et mieux conservé). Mais l’un dans l’autre, les bâtiments se ressemblent et permettent dans les deux cas de s’initier à l’Hindouisme, à ses dieux multi-bras, à ses animaux sacrés et à ses rituels particuliers. D’ailleurs, petite parenthèse : je ne suis pas une experte en Hindouisme ni en Bouddhisme, mais j’ai tout de même voulu en expliquer les bases à Yann histoire que tout cela ne reste pas trop obscur… j’ai donc commencé par lui demander ce qu’il savait de Bouddha, et il a fallu qu’il plaisante sur « ce gars qui a monté un bar à Paris… ». J’ai bien rigolé, j’avoue. Note pour moi-même : lui offrir Siddharta d’Herman Hesse à Noël.

Dans la foulée nous avons bu un verre dans les jardins du musée, très agréables, fleuris et au calme – ce qui ne laisse pas de faire plaisir après s’être heurté au trafic et à l’agitation permanente de la ville. Yann a pu expérimenter pour la première fois depuis notre arrivée le goût de la bière népalaise, l' »Everest », fraîche, peu amère et pétillante (c’est l’une de nos traditions de goûter les bières locales, comme la Kilimandjaro en Tanzanie) pendant que je tentais mon premier lassi (pas très réussi, je vais attendre l’Inde…). D’ailleurs je transmets ici un message de Yann : « C’est une année sportive ; après m’être fait le Kilimandjaro, je me suis tapé l’Everest ». C’est ce qu’on appelle les abdos Kro…

Epuisés et désireux de faire quelques économies, nous sommes ensuite passés à l’épicerie pour acheter de quoi grignoter dans notre chambre : chips népalaises archi-piquantes, crackers divers, et un litre de jus de litchi.
A 21h je dormais déjà et Yann n’a pas fait long feu non plus.

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vue sur Katmandou

Nous sommes donc bien arrivés à Katmandou, hier, mercredi 22 août, après 14 heures d’un voyage assez fatigant – bien que confortable – sur Etihad Airways. A l’arrivée à Katmandou, nous avons obtenu notre visa (on le collecte sur place), délivré par une batterie de fonctionnaires népalais rangés en oignon et archi-efficaces (comprenez par là ultra-rapides, sur le mode stakhanoviste : je collecte, tu encaisses, il tamponne). Le chauffeur de l’hôtel nous attendait à l’extérieur, brandissant un petit panneau « Yann Pagès » (sont-ils machos ici aussi ou ont-ils simplement trouvé que son nom était plus facile à écrire que le mien ???), et il nous a habilement convoyés dans le labyrinthe des rues de Katmandou, saturées du trafic asiatique habituel (beaucoup de 2-roues, des klaxons permanents, et une conduite à gauche particulièrement sportive). A quelques petits signes assez évidents, nous avons compris que l’Europe était loin derrière nous…


Arrivés à l’hôtel nous avons adressé une petite prière de remerciement à notre amie Laurianne, grâce à laquelle c’est ici que nous créchons pour la durée de notre séjour dans la ville. L’hôtel est en effet tout à fait charmant, une véritable oasis de calme dans l’agitation de la ville, avec une fontaine musicale, des arbres immenses emplis d’oiseaux qui palabrent, chantent, roucoulent et croassent en choeur, des fleurs tropicales parfumées, des pamplemoussiers mutants et des statuettes d’éléphants ou de dieux parés de fleurs, couronnés d’encens et environnés de bougies. Le seul défaut qu’on pourrait lui trouver ne lui appartient pas en propre : la ville entière est soumise à de très régulières coupures d’électricité. Mais on mange très bien au restaurant de l’hôtel (une découverte : les momos – spéciale dédicace à Pierre Morio -, une tuerie), même si le yaourt au lait de femelle-yack n’enchante pas exactement Yann. Les bâtiments sont en briques à l’extérieur, et en briques vernissées et bois à l’intérieur, avec des plafonds peints aux couleurs vives et des portes adornées aux motifs de fleurs de lotus. Notre chambre est parfaite (faudrait pas qu’on s’habitue à tant de confort d’ailleurs) : moustiquaire aux fenêtres, meubles en teck, matelas assez durs pour que nos dos survivent au séjour, salle de bains au sol de marbre avec baignoire, et DEUX lits, au cas où l’un de nous deux se collerait trop à l’autre la nuit… En fait, ce n’est pas la chambre que j’avais réservée, car celle-ci était un peu hors-budget, mais à l’arrivée, en plus de nous offrir une réduction de 30% sur le prix de celle-ci, le gérant nous a surclassés. Résultat, on paie cette chambre moitié-prix… vive le Népal. Et la basse saison !

 

Car oui, c’est la basse saison, c’est-à-dire la mousson… et on s’en rend bien compte l’après-midi, quand la charmante petite averse de la veille à la même heure se transforme en trombes d’eau de trois heures de durée, handicapant sérieusement la visite engagée et nous obligeant à sortir les grands moyns pour protéger le matériel photo et vidéo. Mais l’aspect positif c’est que le temps reste frais et agréable. Enfin… ce serait bien que ça s’arrête, maintenant, la mousson…


Après nous être autorisés une grasse matinée ce matin, nous sommes donc partis visiter le Swayambunath Stupa (je sais, à mes souhaits…), un temple bouddhique situé sur une colline proche. Les moines y vivent et y prient en compagnie des singes et des chiens errants, et les gens d’ici surnomment ce temple le Monkey Temple. C’est là d’ailleurs que la mousson nous a surpris – la prochaine fois, Yann, tu prendras ton K-way. Plus de détails dans les prochains articles…

 

Attention, ce n’est pas parce que nous avons du wifi ce soir que nous en aurons tous les jours ! Ne prenez donc pas l’habitude (et surtout vous, les parents…) de nouvelles très régulières… en tous les cas, nous allons bien (sauf petits problèmes de fatigue évidemment) et nous profitons de notre début de séjour. Nous vous embrassons, amis et parents lecteurs, et sur ce… nous allons nous coucher (4 heures de décalage avec la France).

Premier jour à Katmandou

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Premier post depuis l’étranger, juste pour dire que le premier vol s’est bien passé malgré de premières (petites) galères : sac de cabine trop lourd pour Yann (excédentaire de 6 kilos quand même) et perte de la carte d’embarquement pour moi, on ne se refait pas. Ah ah. Etihad Airways est une bonne compagnie (service impeccable et souriant), mais on n’a pas les mêmes goûts en matière de cinéma, eux et moi.

Et nous voici à Abu Dhabi, sirotant un coca dans les chaises longues de l’espace central, en admirant les burqas ouvragées de dentelle (et les Louboutin qui se cachent en-dessous, on n’est pas à un paradoxe près ici). Dans un peu plus d’une heure on décolle pour Katmandou – un nom qui fleure bon les années 70. A très vite.

Raconté par Amélie.

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